annonce finalistes

Les 40 finalistes
Le Pink Ribbon Photo Award by Estée Lauder Companies


15e édition

Retrouvez les 40 photographies finalistes et leurs histoires, sélectionnées par le Jury pour la quatorzième édition du
PINK RIBBON PHOTO AWARD by ESTÉE LAUDER COMPANIES.

Nous tenons à exprimer notre sincère reconnaissance à toutes celles et tous ceux qui ont participé avec leur talent et leur cœur, qu'ils soient finalistes ou non !
Nos remerciements vont également à nos partenaires et aux membres du Jury qui ont accompagné cette édition 2026 avec une grande générosité.


Les votes pour le Prix du Public Téva sont ouverts du 1er au 15 octobre 2026 sur le site dédié mis en place par notre partenaire Téva !

Durant cette période 1 vote par jour et par personne ! Toute fraude entraînera la disqualification de la photo concernée.




LE SITE TÉVA x PINK RIBBON PHOTO AWARD by ESTÉE LAUDER COMPANIES 



teva prix public



Les 26, 27 et 29 octobre, notre partenaire Polka Magazine dévoilera sur son compte Instagram la sélection de
15 photos, choisies par sa rédaction parmi les finalistes 2026 !



Instagram Polka Magazine

 


16 - Sylvie GHISLAIN-LEANDRI [20]

16 - Sylvie GHISLAIN-LEANDRI [20]

Une heure avant cette photo ils ne se connaissaient pas … Elsa et Francis partagent pourtant la même histoire. Celle qui raconte les rendez-vous chez les médecins, l’attente, les doutes et les verdicts qui tombent comme un couperet. Francis ne savait même pas que cela pouvait lui arriver, on n’en parle pas… Elsa pensait que son stade 1, ce n’était rien …et pourtant, les voilà tous deux embarqués dans la spirale d’une vie qui reste sous contrôle. Ils sont là devant l’objectif de Sylvie, qui vient d’être déclarée en rémission. Ensemble ils exposent leur envie d’être comme tout le monde, bien ensemble, sans filtre, simplement heureux d’être là, compris. Lui dans l’ombre, cicatrice visible, elle dans la lumière, ils sont main dans la main. Leurs regards se croisent, se réconfortent, se soutiennent. Ils savent qu’ils parlent le même langage malgré leurs différences. Cette nouvelle amitié est un cadeau, que leur accorde ce combat. Homme ou femme ils ont la force de l’affronter et de regarder.
20 - Chloé JAFÉ [75]

20 - Chloé JAFÉ [75]

Horiren tatoue près de Tokyo. Louise court les marathons de Londres, torse nu. Elles ne se connaissaient pas. Elles ont voulu se rencontrer parce que le cancer du sein et la mastectomie les avaient touchées toutes les deux. J’ai photographié cette rencontre. Le sujet, c'est ce qu'elles ont fait de ce corps. Horiren a couvert le sien d'un dragon qui monte du ventre à l'épaule et ne laisse rien passer. Louise a gardé le sien nu, ses deux cicatrices au grand jour, pour qu'on cesse d'y voir quelque chose à cacher. L'une s'est couverte, l'autre s'est découverte. C’est la même réponse : rester debout. Le noir et blanc, pour que la peau, l'encre et le mur soient de même matière. Un plan frontal, sans pose, parce qu'elles n'avaient besoin d'aucune mise en scène. Elles ne regardent pas dans la même direction. Quelques centimètres séparent leurs épaules. C'est là que tout se joue : ce qu'on traverse seule, on le tient debout à plusieurs. Il y aura toujours une épaule à quelques centimètres.
26 - Rosa MARINIELLO [Rome, Italie]

26 - Rosa MARINIELLO [Rome, Italie]

A BLUE WAVE IN A PINK OCEAN The Breast Cancer is a very common malignancy among women. Unfortunately, being male offers no protection against this disease. In recent years, cases of male breast cancer have risen globally, now accounting for approximately 1% of all cases of the disease. In Italy, an increasing number of men are being affected before the age of 50, with 600 new diagnoses annually. Regrettably, men often detect the disease only at an advanced stage—when the tumor has grown large enough to be visible and/or palpable. This necessitates invasive surgical procedures, such as a mastectomy. The resulting psychological trauma is significant, and one's sense of identity is inevitably left extremely fragile. Stefano, born in 1969, was diagnosed with breast cancer in the summer of 2017; the tumor was surgically removed a few months later. It was a caress from his wife that revealed the presence of the lump. He did not hesitate for a moment when I asked him to join my project.
04 - Frédérique BARRAJA [75]

04 - Frédérique BARRAJA [75]

Julie est ma jolie-sœur. Un cancer à 30 ans, une ménopause précoce. Elle assume ses rides avec fierté. Je la trouve belle et digne, ma survivante. Dix ans plus tard, le cancer est revenu. Julie a refusé catégoriquement le mot « récidive », « Non, c’est un deuxième cancer. Le cancer, je sais le battre. Je suis une crabe killeuse ! » Elle se soigne avec la chimio, mais aussi par la nature : les torrents froids de la montagne, le surf en Bretagne, lui remontent ses globules blancs. Il faut enlever un sein, la reconstruction échoue. Julie choisit la symétrie : « Demain, j’enlève le haut ! » Je la suis depuis 4 ans, je photographie ses cicatrices, son torse plat : « S’il y avait plus de femmes comme ça sur les plages, on y ferait même plus attention ». J'ai eu si peur pour elle, elle rigole : « La mort ? Je n’y ai même pas pensé. Je suis dans la vie moi. ». Le regard vers l’avenir de cette amazone, rend un hommage intemporel à toutes ces guerrières qui ont gagné leur combat. Merci ma Julie.
28 - Estéban NOËL-DUFOUR [33]

28 - Estéban NOËL-DUFOUR [33]

En tant que fils, lorsque ma mère a découvert son cancer du sein en 2025, j’ai compris que retirer la tumeur n’était que le début. Après, il faut se reconstruire, se réapproprier son corps, son image, rester la femme qu’elle était, sachant qu’elle ne sera plus jamais la même. Depuis qu’elle est malade, je la vois rester debout malgré la violence des traitements et la peur de la mort. Je la vois comme une femme qui veut rester désirable, sensuelle, et comme cette femme combative qu’elle était déjà avant la maladie. Les quatre Polaroids forment un seul portrait. Leur disposition met en regard le corps désiré et le corps vulnérable, le combat et le lien filial. La fragilité regarde vers le fils, le combat lui répond, tandis que le désir affirme encore le corps de femme. J’ai pensé à cette idée japonaise selon laquelle nous portons plusieurs visages. Le Polaroid, instantané, éphémère et sans retouche, m’a semblé juste pour les saisir, quand la maladie, elle aussi, met tout à nu.
09 - Florine CLERGÉ [38]

09 - Florine CLERGÉ [38]

Ce qui m'a inspiré pour ces photos c'est déjà la force de mon modèle, celle qui ne s'est jamais laissée abattre dans l'adversité. Les pansements symbolisent la blessure que la maladie inflige et les fleurs le fait que malgré tout il y a un après : après l'hiver le printemps et le renouveau. Je pense que dans ce genre de moment et malgré le mal que peut faire la maladie, on devient une nouvelle personne comme une nouvelle fleur qui pousse. Le modèle est mon amie et cela me tenait d'autant plus à cœur de la mettre en lumière, pour l'aider à voir ce qu'elle ne voyait plus en elle.
30 - Steve PERCHEY [14]

30 - Steve PERCHEY [14]

« Rien à cacher » Le cancer du sein transforme parfois un corps bien avant de guérir une maladie. Dans cette photographie, deux femmes choisissent de se montrer sans détour, avec leurs cicatrices, leur force et leur vulnérabilité. À leurs côtés, une autre présence rappelle que chacun porte son histoire et que les apparences ne racontent jamais toute la vérité. Nous vivons dans une société où le regard juge souvent avant de comprendre. Pourtant, derrière chaque corps se cache un parcours, des épreuves, des victoires et une dignité qui ne se mesure ni à une apparence ni à une cicatrice. À travers cette image, j’ai voulu rendre hommage aux femmes touchées par le cancer du sein. À leur courage face à la maladie, mais aussi à leur capacité à continuer d’exister pleinement, sans se cacher et sans avoir à justifier ce qu’elles sont devenues. Parce qu’au-delà de la maladie, il reste l’essentiel : l’humanité.
17 - Frank HORAND [67]

17 - Frank HORAND [67]

Pauline, ô Pauline, déterminée, impressionnante, la contre-plongée te va si bien ! Mon appareil photo n'est même pas complètement prêt que tu es déjà déshabillée...Tu veux montrer, tout, donner à voir, tordre le cou aux idées reçues, tordre l'œil aux clichés sur la féminité abimée par la maladie, par les opérations, par les traitements. Tu sais déjà que dans deux minutes tu vas massacrer un sac de frappe, que les autres femmes présentes auront nommé leur sac comme leur maris, compagnons, lâches ou terrorisés, qui les ont abandonnées, ou sobrement et brutalement "cancer". Non, toi, tu imagineras ton oncologue pour qu'enfin, sous les coups répétés, il t'annonce de bonnes nouvelles…
34 - Efrat ROMAN [59]

34 - Efrat ROMAN [59]

Mes seins ont été la pomme et le poison ; présence dressée et insolente de féminité et de séduction, l’organe dont j’ai nourri mes enfants, celui qui a failli tuer ma mère et emporté ma grand-mère et ses sœurs. J’avais quarante ans lorsqu’un cancer du sein a transformé d’un coup mes nichons adorés, jusque-là source d’un plaisir immense et simple, en seins : un organe dont des inconnus discutent et sur lequel ils pratiquent des procédures douloureuses. Deux jours avant de leur dire adieu pour toujours, j’ai tourné l’appareil photo vers moi pour la première fois, pour garder une trace de ce qui bientôt n’existerait plus, de ces fantômes. Ça-a-été. Leur perte, commémorée par des implants synthétiques aux yeux grands fermés, m’a conduite à replacer mon corps cicatrisé sous les regards et les filtres qui définissent ce que doit être une femme, explorant la femme que je devenais et sublimant l’horreur en acte artistique.
32 - Sandra REINFLET [93]

32 - Sandra REINFLET [93]

Quand j'ai croisé Alexandra ce jour-là, lui ai dit « Pardon, je ne t’avais pas reconnue ». Elle m’a répondu cash « C’est parce que j’ai un cancer ». Alexandra m’a raconté la découverte de ses tumeurs pendant une mammographie de contrôle cet été, le début de la chimio, les cheveux qu’elle allait raser le lendemain. On a décidé d’en faire une célébration de sa force par l’image, et on est allées faire la fête ensemble. Alexandra a choisi une perruque bleue et l’a portée depuis chez elle. Elle n’aurait jamais osé ça avant. C’était une soirée queer où avoir le crâne rasé est plus commun qu’ailleurs. Elle a dansé avec la perruque, l’a soulevée, même enlevée à un moment. C’était la première fois qu’elle assumait en public. Je trouvais qu’elle ressemblait à une chanteuse de rock. Alexandra a dit « un cancer parfois, c’est une autorisation à sortir de soi. Puisqu’on ne se reconnait pas, autant devenir quelqu’un d’autre », on a pleuré et on a trinqué, aux facettes qu’il nous reste à explorer.
39 - Gabrielle WEINSTEIN [Cape Town, Afrique du Sud]

39 - Gabrielle WEINSTEIN [Cape Town, Afrique du Sud]

During treatment for breast cancer, I lost my hair and much of my eyelashes and eyebrows. As my appearance changed, I became aware of the small visual codes we use to recognise beauty and femininity, and of how quickly their absence can make illness visible. I approached this self-portrait using the language of beauty photography: make-up, deliberate lighting, a tight crop and a low camera angle that gives the subject presence rather than vulnerability. Being both photographer and subject was important. Breast cancer has meant having my body repeatedly examined, scanned, injected and altered. Here, I am still being looked at, but I am also behind the camera. The gaze belongs to me. I chose not to correct what treatment has changed: sparse eyelashes, skin texture, the first uneven growth of hair and the scar left by my chemo port. For me, breast cancer awareness also means making visible how treatment can alter a woman’s relationship with her appearance, identity and sense of self. Au cours de mon traitement contre le cancer du sein, j’ai perdu mes cheveux ainsi qu’une grande partie de mes cils et de mes sourcils. À mesure que mon apparence changeait, j’ai pris conscience des petits codes visuels que nous utilisons pour reconnaître la beauté et la féminité, et de la rapidité avec laquelle leur absence peut rendre la maladie visible. J’ai abordé cet autoportrait en utilisant le langage de la photographie de beauté : maquillage, éclairage soigné, cadrage serré et angle de prise de vue bas qui confère au sujet une présence plutôt qu’une vulnérabilité.Il était important pour moi d’être à la fois photographe et sujet. Le cancer du sein m’a contrainte à subir à maintes reprises des examens, des scanners, des injections et des interventions sur mon corps. Ici, je suis toujours l’objet d’un regard, mais je me trouve également derrière l’appareil photo. C’est moi qui détiens le regard. J’ai choisi de ne pas retoucher ce que le traitement a modifié : mes cils clairsemés, la texture de ma peau, la repousse inégale de mes cheveux et la cicatrice laissée par mon port de chimiothérapie. Pour moi, la sensibilisation au cancer du sein, c'est aussi mettre en lumière la manière dont le traitement peut modifier la relation d'une femme à son apparence, à son identité et à l'image qu'elle a d'elle-même.
27 - Dominika MARSOVSKA [Bratislava, Slovaquie]

27 - Dominika MARSOVSKA [Bratislava, Slovaquie]

My journey with photography began in childhood, as little Dominika, discovering the magic of light and the distinct scent of developing negatives in my grandfather’s darkroom. Years later, life brought a different kind of lens into focus. During my chemotherapy treatments, the camera objective became my sanctuary, shifting my perspective to a world defined purely by light, color, and shadow. My first brave step in front of the camera was a candid moment captured by my husband, which was later recognized in a prestigious photography competition. The atmosphere of that award ceremony gave me the courage to photograph my own story and my profound love for life. Within the hospital walls, I began capturing my energy, fears, joys, and friendships, transforming clinical spaces into a canvas of light, time, and space. This exploration continued at home. I created a series of images captured in the early morning hours, waking up to hot flashes, and late at night, when my thoughts drifted into th Mon parcours dans la photographie a commencé dès l’enfance, alors que j’étais encore la petite Dominika, découvrant la magie de la lumière et l’odeur caractéristique du développement des négatifs dans la chambre noire de mon grand-père. Des années plus tard, la vie m’a fait découvrir un autre type d’objectif. Pendant mes séances de chimiothérapie, l’objectif de l’appareil photo est devenu mon refuge, me permettant de porter un regard différent sur un monde défini uniquement par la lumière, a couleur et l'ombre. Mon premier pas audacieux devant l'objectif a été un instant spontané immortalisé par mon mari, qui a ensuite été récompensé lors d'un prestigieux concours de photographie. L'ambiance de cette cérémonie de remise des prix m'a donné le courage de photographier ma propre histoire et mon amour profond pour la vie. Entre les murs de l'hôpital, j'ai commencé à capturer mon énergie, mes peurs, mes joies et mes amitiés, transformant les espaces cliniques en une toile où se mêlent lumière, temps et espace. Cette exploration s'est poursuivie chez moi.
18 - Kristel HULSEBOS [Amsterdam, Pays Bas]

18 - Kristel HULSEBOS [Amsterdam, Pays Bas]

The image is about the reality hidden beneath the glamour, and the complicated relationship between how we want to be seen [and are expected to] and what we carry underneath.

Cette image évoque la réalité cachée derrière les apparences, ainsi que la relation complexe entre la façon dont nous voulons être perçus [et celle que l'on attend de nous] et ce que nous cachons en nous.
38 - Sergei STROITELEV [Berlin, Allemagne]

38 - Sergei STROITELEV [Berlin, Allemagne]

A Diptych: the process of acceptance This photo depicts Katya, one of the heroines of my project "I am not scared anymore?" dedicated to the breast cancer survivors from Russia. Katya had never shown her scars on camera before. Moreover, at the time of the shoot, she was undergoing chemotherapy. For me, as a photographer, such trust from my subject was deeply meaningful. During the shoot, I noticed that Katya was wearing a wig. I decided to gently ask he to take it off. With a tentative movement, Katya pulled the wig off her head, and a transformation took place. It is as if she cast off her shackles and became far more uninhibited in front of the camera. She became herself. This diptych presents two contrasting states that stand in opposition to one another yet cannot exist without each other. Accepting one’s body during and after an illness does not happen in the blink of an eye; it is a process in which societal factors and the absence of judgement might play a significant role. Un diptyque : le chemin vers l’acceptation Cette photo représente Katya, l’une des héroïnes de mon projet « Je n’ai plus peur ? », consacré aux survivantes du cancer du sein en Russie. Katya n’avait jamais montré ses cicatrices devant un appareil photo auparavant. De plus, au moment de la séance, elle suivait une chimiothérapie. Pour moi, en tant que photographe, une telle confiance de la part de mon sujet revêtait une profonde signification. Pendant la séance photo, j’ai remarqué que Katya portait une perruque. J’ai décidé de lui demander gentiment de l’enlever. D’un geste hésitant, Katya a retiré la perruque de sa tête, et une transformation s’est opérée. C’était comme si elle s’était libérée de ses chaînes et était devenue bien plus décomplexée devant l’objectif. Elle est devenue elle-même. Ce diptyque présente deux états contrastés qui s'opposent l'un à l'autre, mais qui ne peuvent exister l'un sans l'autre. Accepter son corps pendant et après une maladie ne se fait pas en un clin d'œil ; c'est un processus dans lequel les facteurs sociétaux et l'absence de jugement peuvent jouer un rôle important.
25 - Caroline MALATRAIT [13]

25 - Caroline MALATRAIT [13]

FUCK LE CANCER. Fuck la chimio, les nausées, les vomissements, les cheveux qui tombent, les cicatrices, les sécheresses vaginales, les urines fluos, les seins qu’on enlève et les corps qu’on ne reconnaît plus. Fuck les prises de sang, les salles d’attente, les résultats qu’on ouvre la peur au ventre. Fuck cette angoisse qui revient à chaque contrôle. Fuck les « sois forte », les « reste positive », les « tu as bonne mine pourtant ». Fuck la pitié. Et surtout, fuck les jugements faciles et ceux qui disent qu’on en guérit « facilement ». Fuck ceux qui pensent savoir comment une femme doit vivre son cancer, montrer son corps, raconter sa maladie ou exposer ses cicatrices. Il n’existe pas de bonne façon d’avoir un cancer. On peut pleurer, hurler, rire, poser nue, se cacher, se trouver belle, se détester, avoir peur, être en colère. On peut être forte aujourd’hui et s’effondrer demain. Et on peut aussi lever un doigt et dire FUCK aux injonctions et aux jugements.
11 - Clémence DANON-BOILEAU [75]

11 - Clémence DANON-BOILEAU [75]

Le cancer du sein m'est familier, presque intime. Jamais touchée dans ma chair, mais ma grand-mère, ma mère, ma belle-sœur l'ont été. Rien qu'en famille, j'ai largement dépassé la statistique du « une femme sur huit ». Pourtant, cancer n'est plus synonyme de mort pour moi. Maladie grave, oui. Nouveau vocabulaire aussi : grade, ganglion, BRCA, chimiothérapie, radiothérapie, immunothérapie, aplasie, rémission, guérison. Mais surtout : dépistage. On prend conscience d'une maladie grâce aux statistiques, mais on ne se pense jamais soi-même comme une statistique. Mes proches ne sont pas « une personne sur huit ». Elles sont un visage, une histoire, une vie. Elles deviennent patientes, une ligne dans un rapport épidémiologique, un chiffre dans une brochure de prévention. Alors j'ai pris une ancienne photo de classe de jeunes femmes. J'ai gratté les visages pour qu'elles deviennent un ensemble et j'ai appliqué froidement la statistique. Le cancer en a frappé 2,64 au hasard ou presque.
13 - Stéphanie DI DOMENICO [30]

13 - Stéphanie DI DOMENICO [30]

Ensemble. « Il y a vingt ans, je n’aurais pas pu vous soigner. » Quel rapport entre cette phrase, prononcée par mon oncologue face à un bilan sanguin où mes neutrophiles étaient encore à zéro, et cette photo, presque banale, d’une mère qui allaite sa fille ? Absolument tout. Sur cette photo, vous ne voyez qu’une seule main. Celle de mon bébé, agrippé aux stigmates d’un combat passé. Moi, j’en vois des milliers. Celles des chercheurs qui consacrent leur vie à faire avancer la science. Celles des médecins et des soignants qui nous accompagnent. Celles des biologistes. Celles des femmes qui, avant moi, ont accepté de participer à des essais cliniques… Ensemble, ces mains forment chaîne sans laquelle cette photo n’existerait pas.
31 - Haud PLAQUETTE-MELINE [10]

31 - Haud PLAQUETTE-MELINE [10]

Le cancer du sein ne date pas d'hier, à l'instar de ce fouet des années 60. La maladie se rue insidieusement sur le sein, et parfois, d'un petit pois anodin, fait naître un œuf...Le fouet transforme, et celui-ci exige persévérance, énergie. Combattre la maladie aussi, et si la vie se transforme, elle ne s'arrête pas. On en ressort différent : qui pourrait croire que d'une coquille ovale nait ce nuage blanc, mousseux, léger? Ce fouet symbolise aussi la forme de cage dans lequel le sein est mis distance, le temps de la reconstruction. Et le sein de qui, d'une femme, d'un homme, d'un enfant... peu importe, tant que ce n'est la tumeur qui l'emporte.
21 - Marie JULLIARD [43]

21 - Marie JULLIARD [43]

Barbara vient d'avoir 32 ans lorsqu'elle sent une petite masse dure dans son sein gauche. Le diagnostic tombe vite. À l'autre bout du monde, elle appelle sa mère : « Maman, j'ai un cancer du sein… mais ça va ! » Tout s'accélère. Retour en France. Ablation complète. Surtout ne rien cacher : « À peine 3 % des femmes touchées ont moins de 35 ans, j'ai alors dit aux copines d'apprendre à se palper. » Neuf mois plus tard, nous décidons de faire ces photos. « Avec Marie on se connaît depuis toujours. Maman, c'est un peu sa mère à elle aussi. » Alors que nous discutons de la séance, j'apprends qu'il faut surveiller mon sein droit. La nouvelle me poursuit quand je les photographie chez elles, à la lumière du jour. Sa mère, sans l'avoir décidé, pose une main sur le ventre de sa fille. Je resserre le cadre et écarte les visages : tout est là. Le noir et blanc pour aller à l'essentiel — cette cicatrice sur ce corps si jeune et les mains d'une mère qui aimerait prendre sa douleur. Notre douleur.
14 - Marine DU SORDET [74]

14 - Marine DU SORDET [74]

"Le 14/04/2021 un très beau docteur m’annonce que je vais subir une mutilation majeure. Je n’ai rien subi : j’ai eu la chance de bénéficier d’une mastectomie et d’avoir une cicatrice pour combattre le cancer. Il y a un an je changeais de vie, et je préfère celle-là " [Marie, 2022] Entre deux chimios, Marie finit un semi-marathon, motivée par la présence et la douceur d'Henri. En 2026, ils accueillent Iris, 5 ans jour pour jour après l'annonce du cancer. La Vie qui sourit. Cette photo de grossesse, je l'ai voulu en double-exposition : on y voit Marie, qui pose pour moi, fière de son corps transformé doublement. Et il y a Henri qui l'embrasse, qui la soutient, qui l'épaule, qui l'accompagne discrètement. J'espère qu'en découvrant ce cliché, vous y verrez la tendresse profonde qui les unit dans ce combat pour la Vie, entre résilience et espérance. Et surtout l'importance du rôle de l'aidant, dans l'ombre, et qu'on ne valorise peut-être pas toujours comme il le faudrait.
40 - Irina WERNING [Buenos Aires, Argentine]

40 - Irina WERNING [Buenos Aires, Argentine]

Lolita was having breast cancer treatment when we went to Un Pelito Más Fácil, an NGO that lends wigs to women who can’t afford them. We spent the afternoon trying them on. There were a lot of wigs, and a lot of laughing. Lolita’s joy filled the room, and somehow, it filled me too. The wig was made possible by many people: someone who donated their hair, someone who made it, and the people at the NGO who made sure it reached someone who needed it. It was a small chain of generosity that brought us to that afternoon. There is a lot of medicine in treating cancer. There is also this kind of care—the care that comes from people giving something of themselves to someone they may never know. Medicine treats the disease. Community helps carry us through it. Lolita suivait un traitement contre le cancer du sein lorsque nous nous sommes rendues à « Un Pelito Más Fácil », une ONG qui prête des perruques aux femmes qui n’ont pas les moyens de s’en offrir. Nous avons passé l’après-midi à les essayer. Il y avait beaucoup de perruques, et beaucoup de rires. La joie de Lolita emplissait la pièce, et d’une certaine manière, elle m’a aussi envahie.Cette perruque a pu voir le jour grâce à de nombreuses personnes : celle qui a fait don de ses cheveux, celle qui l’a confectionnée, et les membres de l’ONG qui ont veillé à ce qu’elle parvienne à quelqu’un qui en avait besoin. C’est une petite chaîne de générosité qui nous a menés à cet après-midi-là. Le traitement du cancer repose en grande partie sur la médecine. Mais il y a aussi ce type de soutien : celui qui vient de personnes qui donnent une partie d’elles-mêmes à quelqu’un qu’elles ne connaîtront peut-être jamais. La médecine traite la maladie. La communauté nous aide à la surmonter.
05 - Irina BAYAR [75]

05 - Irina BAYAR [75]

"Mon corps porte une absence. Il porte aussi mes victoires." Avant le cancer, il y avait le sport, la scène, les entraînements, cette sensation d’être pleinement chez soi dans son propre corps. Puis tout s’est brisé. La maladie, l’absence, la dépression. Pendant un temps, Alena s’est éloignée du sport, et avec lui, d’une part d’elle-même. Puis elle est revenue. Pas comme avant. Autrement. Avec un corps changé, mais toujours cette même envie d’avancer, de se dépasser, de monter sur scène. Aujourd’hui, elle est de nouveau championne. Cette photo parle de ce qui manque, bien sûr. Mais surtout de ce qui reste. De ce que l’on retrouve. Et de la victoire de revenir à soi.
22 - Laura LAFON CADILHAC [93]

22 - Laura LAFON CADILHAC [93]

Cette image peut avoir une double lecture : La prévention du cancer du sein doit nous accompagner tout au long de la vie. Connaître son corps et le regarder est essentiel : il n'est jamais trop tard pour être attentive à sa santé. Prendre soin de soi n’a pas d’âge. Cette image peut aussi évoquer le regard que l'on porte sur soi après un cancer. Notre corps garde les traces d'un combat mais il porte aussi celles de la force et la résilience. Se regarder c'est parfois réapprendre à s'aimer, parce qu’après la maladie, il reste une vie à vivre, une femme à célébrer. Nous avons imaginé cette photographie avec Fanny, une amie qui va bientôt fêter ses 80 ans, comme une séance intime d'une femme avec elle-même.
02 - Roberto ARCANGELI [17]

02 - Roberto ARCANGELI [17]

Sous le jet chaud de la douche, Emmanuelle vit l'instant le plus intime de son parcours. Cette photographie en noir et blanc honore le courage silencieux de toutes les femmes face à la maladie, dans une danse entre souffrance et renaissance. Le pansement qui se décolle laisse couler un fin filet de sang : métaphore puissante de la douleur et d'une sève vitale mise à l'épreuve. Ce sang témoigne du combat profond qui réunit des millions de femmes. Mais l'eau tombe, soigne, purifie et régénère. Elle incarne la force collective de la sororité, une vague qui apaise les blessures et honore les cicatrices. Cette photo n'est pas une défaite mais un manifeste de force. Si le sang est la douleur, l'eau et la dignité d'Emmanuelle sont notre victoire, extraordinaire et silencieuse.
03 - Géraldine ARESTEANU [45]

03 - Géraldine ARESTEANU [45]

« Jusque-là, c’est moi qui veillais sur elle Elle, le bébé. Moi, la madre Elle, les questions. Moi, les certitudes. C’est moi qui la protégeais des dangers Elle, le chaton. Moi, la lionne Elle, l’insouciance. Moi, l’expérience. Après un banal dépistage, l’annonce brutale : cancer du sein La peur de mourir, la peur pour mes enfants que leur mère meure Puis est venu le SOIN. Aujourd’hui, la GUÉRISON. En partageant cette photo au-delà de mon cercle intime, Je veux clore en beauté ce chapitre, célébrer ma nouvelle puissance, décréter qu’il est temps de prendre SOIN, de moi, des autres, de la planète. - Depuis 18 ans, ma vie est ponctuée de projets photographiques avec Géraldine Aresteanu : moments familiaux, portraits corporate, sujets engagés. Sensibilisée par sa série "STOP KIDding" je suis devenue marraine d'un mineur isolé. J'ai contribué à certains de ses projets d'intérêt général ["ÉTRANGER", "Prendre soin de l’AUTRE"]. Notre séance célébrait mon dernier jour de chimiothérapie. » — La modèle
37 - Thibault STIPAL [17]

37 - Thibault STIPAL [17]

Pierrette et Jean-Gilles se sont dit "je t'aime" pour la première fois le 11 mars 1967. Il est son pilier, elle est son amazone depuis cinquante-neuf ans ! Une vie d'amour et d'épreuves et sept enfants plus tard, ils se marient à l'église en octobre prochain. "Nous étions émus de ce beau moment [en studio] après toutes nos galères de santé ... C'est beau de nous réunir dans nos blessures et de montrer notre détermination à nous battre ensemble." Pierrette A Royan le 19 septembre 2026.
24 - Brigitte LÉVEILLÉ YILDIZ [67]

24 - Brigitte LÉVEILLÉ YILDIZ [67]

Autoportrait Esthétique de la déformation ou déformation de l’esthétique ? Poitrine, mamelons, lolos, nénés. Douleur, gonflement, changement, déséquilibre. Organe lactifère, lactation, canaux galactophores, glandes mammaires et aréoles. Nourricier, premier émoi des plaisir gustatif, olfactif, sensoriel, chair du bien-être rassurant, apaisant. En formation, malformation, lacération, ablation, détérioration, décomposition, transformation, meurtrissures, dénaturée, délabrée. Balafrée, torturée, pincée, écrasée, découpée, tenaillée, saucissonnée, mort de cette figure défigurée. Et cette violence physique, psychique, psychologique, féroce, brutale. Invisibles agressions qui nous tirent, bousculent, basculent pour devenir une véritable esthétique de la déformation.
23 - Carole LEROY [91]

23 - Carole LEROY [91]

L'adieu au PAC. J'ai réalisé cet autoportrait la veille du retrait de ma chambre implantable. Elle avait été posée en urgence, moins d’une semaine avant ma première chimiothérapie. Sa pose avait été désagréable. Pendant près de trois ans, ce petit boîtier de plastique a vécu sous ma peau. C'est par lui que sont passés les produits qui ont vaincu la tumeur. Je le trouvais disgracieux et souvent inconfortable. Il me rappelait sans cesse la maladie et les traitements. C'était un corps étranger. Pourtant, avec le temps, il avait fini par faire partie de moi. Mon corps l'avait adopté au point que son retrait s'est révélé plus difficile que prévu. Cette image est celle d'un au revoir. À un objet que je n'ai jamais aimé, mais auquel je dois sans doute la vie.
35 - Sylvie SARRAUTE [64]

35 - Sylvie SARRAUTE [64]

Elle flotte, libre, portée... Par parce qu'elle dérive mais parce qu'elle résiste. Son corps a traversé la peur, la douleur, les cicatrices. Mais aujourd'hui, il flotte, il est vivant presque debout dans cette eau limpide. Ce n'est pas une fin. C'est un retour à la vie. Un cri silencieux qui dit : "je suis là. Je reste. Je GAGNE". Et autour d'elle dans ses pensées, d'autres femmes, présentes, solidaires, inébranlables. Elles aussi, trop nombreuses à avoir traversé, à avoir nagé à contre-courant et maintenant ensemble, elles avancent, elles dansent, elles vivent. Nathalie, Régine, Isabelle, Sabrina, ..Parce qu'à plusieurs, on tient bon, à plusieurs on guérit, et ensemble nos cœurs battent plus fort. Ne couvrez pas ce sein que l'on ne saurait voir...il est là, tout près du cœur et on le sent...c'est là notre victoire, notre force, notre histoire, témoignage vivant de courage et de persévérance !
01 - Cécile ANDRÉ [44]

01 - Cécile ANDRÉ [44]

Ce projet unit trois voix : celles de 2 amies touchées jeunes par le cancer du sein, et la mienne, humble témoin. Fanny, porteuse du gène BRCA1, choisit à 29 ans la double mastectomie préventive. Honor, poétesse, est touchée par un cancer du sein à 32 ans. D’un regard intime sur la maladie est née une image douce et forte. Honor lui répond : J’ai voulu revoir ton visage J’ai couru les villes les forêts et les rivages J’ai cherché ta chaleur partout quand je n’étais plus personne Un fantôme, un écho qui résonne J’aimerais te dire Que ton cœur écume autrefois rempli d’amertume cicatrisera et sera capable de t’aimer à nouveau. J’aimerais te dire Que sur les cendres des ancêtres s’élèveront deux volcans dans la tempête et que tu les trouveras beaux. J’aimerais te dire Que ce corps qui fut comme un nid Sans plume et sans petit, aujourd’hui revit Et fait jaillir de sa lumière, des rires et des fracas, De l’amour et des éclats Des celles avant toi, De celles après toi De toi.
12 - Olivier DENIS [93]

12 - Olivier DENIS [93]

Cette femme est toutes ces femmes Toutes ces femmes sont cette femme. La première fois que je l’ai photographiée, c’était le jour de notre rencontre. Elle avait perdu ses cheveux, subi une double mastectomie. Son corps portait les traces de ses années de combat contre le cancer. Et pourtant, elle souriait. Féministe et libre, elle aimait les mots et connaissait leur pouvoir : dire, témoigner, transmettre. Elle avait transformé son combat contre la maladie en combat pour les autres. Traitements, rémissions, récidives : elle parlait, sensibilisait, luttait contre les silences et les tabous. Elle voulait que son histoire serve. Cette photographie fait partie de mon projet Des femmes dans la tourmente. Certaines rencontres dépassent un projet. La sienne en faisait partie. Pendant trois ans, je l’ai vue vivre, lutter, rire, écrire, douter, espérer et sourire. Puis la douleur est devenue trop grande. Un jour, elle a demandé à être libérée de la vie. J’ai passé avec elle la nuit du 31 décembre, dans sa chambre d’hôpital. Son dernier jour de l’An. Une nuit suspendue. Au premier jour de l’année, nous nous sommes dit adieu. Deux jours plus tard, elle plongeait dans le coma. Avant cela, je l’ai photographiée une dernière fois. Son corps était épuisé. La maladie avait presque tout pris. Et pourtant, elle me souriait encore. Comme trois ans auparavant. Deux photographies. Trois années d’écart. Entre les deux, toute une vie. Une femme transformée par la maladie, mais jamais définie par elle. Libre jusqu’au bout. Elle a continué à penser, écrire, rire, se battre, aimer la vie. Et même lorsqu’elle lui faisait si mal, à sourire. Cette femme est toutes ces femmes. Celles qui apprennent qu’elles ont un cancer. Celles dont le corps change, qui ont peur, se battent, rechutent, guérissent ou ne guérissent pas. Celles qui vivent. Et celles qui partent. Cette image est pour elles. Pour leur courage, leur fragilité, leur dignité, leur liberté. Et pour cette femme en particulier. Celle qui, trois ans après notre rencontre, dans le lit où elle allait mourir, trouvait encore la force de me sourire. Cette femme est toutes ces femmes.
33 RENUCCI Sebastien

33 RENUCCI Sebastien

10 - Sarah Camouna COHEN-HADRIA [75]

10 - Sarah Camouna COHEN-HADRIA [75]

Un sein en moins. Des étoiles plein les yeux. On lui avait retiré un sein. La vie, elle, était restée. Alors j'ai photographié cela. Pas le manque. Pas la maladie. La vie. Une femme debout devant son miroir. Des étoiles posées entre son reflet et son avenir. J'aime l'argentique parce qu'il oblige à ralentir. À regarder. À aimer. À attendre. Je voulais offrir à Marie une image qui ne parle pas de ce qu'elle avait perdu, mais de tout ce qui était encore là ? Sa lumière. Sa force. Son regard. Sa beauté. Parce qu'un cancer transforme un corps. Il ne dit jamais toute une femme.
29 - Elizabeth PARKER [Northridge, États-Unis]

29 - Elizabeth PARKER [Northridge, États-Unis]

One in eight women will be diagnosed with breast cancer in her lifetime. It is a statistic so familiar it can almost become abstract. There is nothing abstract about becoming the one. ONE IN EIGHT is the opening photograph of a twelve-image staged series exploring the progression of breast cancer through the intertwined languages of medicine, ballet, and theater. Eight dancers stand together. Seven face away. One faces forward. At this moment, she is simply one of eight. The math has not found her yet. The idea of “stage” became central to the work. It is a word embedded in both cancer and performance: What stage are you? Each photograph becomes another stage as the central figure moves through screening, diagnosis, treatment, surgery, aftermath, and lifelong vigilance. I created this work as a breast cancer survivor alongside Nakia, the prima ballerina at its center, who is also a survivor and underwent a double mastectomy. Nearly everyone involved in creating the series has been t
08 - Alexia CASSAR [83]

08 - Alexia CASSAR [83]

Son cancer du sein a révélé à Sonia une urgence : celle de s’aimer, elle aussi. Au-delà d’un amour filial incommensurable, d’un amour conjugal exemplaire et toujours vibrant, il lui fallait réhabiter pleinement ce corps qui avait déjà tant vécu. Malgré les mises en garde, elle choisit le DIEP, une reconstruction longue, exigeante. Au bout du tunnel, un sein vivant, vibrant, magnifique. Il lui manquait un mamelon aussi unique que celui qui lui restait, aussi singulier qu’elle, aussi saisissant de naturel. Elle me l’a confié à tatouer. Sept ans plus tard, Sonia est revenue pour lui redonner un peu d’éclat. Nous nous sommes retrouvées au pied du Moulin Rouge, chez mon ami Tin-Tin qui m’accueillait dans son shop parisien le temps d’une escapade hors du Var. Elle s’est placée devant mon objectif. Dans son regard, sa cicatrice et ce sein reconstruit, je vois la même chose : une femme de 81 ans qui ne cherche plus à retrouver celle qu’elle était, mais qui choisit pleinement celle qu’elle est.
36 - Céline SIMONPAOLI [13]

36 - Céline SIMONPAOLI [13]

Des mois à avancer un jour après l’autre, à puiser dans tes forces, à chercher la lumière même lorsque les journées semblaient sombres. Des mois à apprendre que le courage se cache parfois dans les victoires silencieuses, dans la patience, dans l’espoir de jours meilleurs. Aujourd’hui, un mot résonne avec une douceur particulière : RÉMISSION Un mot attendu, accueilli avec émotion, et porteur de nouvelles promesses.
19 - Olivianne IRIARTE [78]

19 - Olivianne IRIARTE [78]

Quand j’avais deux ans, ma mère a appris qu’elle avait un cancer du sein. Pendant son traitement, elle m’a photographiée dans une robe de mariée en tulle, alors que je restais inconsciente de ce qu’elle traversait. À vingt-cinq ans, le cancer du sein m’a frappée à mon tour. Je venais de m’installer à Paris pour me consacrer à l’art et à la photographie. Je cherchais ma voie comme artiste et comme femme. Le cancer a tout brutalement interrompu. Seulement six mois après ma guérison il a récidivé. Dans le monde du cancer du sein, mon âge ne passait pas inaperçu. Dans cet autoportrait, deux versions de la jeunesse sont représentées : une petite fille de deux ans avec tout son avenir devant elle, et une jeune femme arrivée à l’âge où les rêves de cette petite fille commençaient à prendre forme, pour finalement être confrontée au cancer. Ma mère était autrefois derrière l’objectif, traversant son propre diagnostic. Aujourd’hui, je suis devant — toutes deux survivantes, avec l’art comme boussole.
15 - Marie GENEL [93]

15 - Marie GENEL [93]

Catherine : « Se cacher derrière des artifices, craindre d’être démasquée, de ne pas être aimée, être trop ou trop peu et oublier ce que nous sommes, qui nous sommes.  Et puis soudain, tu croises sa route. Lui, « la chose », à qui ton patrimoine génétique à ouvert grand la porte.  Lui, à qui tu dois de t’être émancipée des regards, de ce que pensent les autres, des poids qui abîment… Et puis soudain, tu croises sa route. Marie, qui a su capter ce moment de libération.  Marie, qui révèle cette détermination à me monter à nue, telle que je suis.  Se délester, et sourire à la Vie, c’est ce qui est capturé ici pour l’éternité » Marie : « Il ne faut pas se fier aux apparences », c’est le thème pour lequel Catherine pose pour moi. Son apparence, justement Catherine l’assume, la revendique même. Soudain, quand elle retire son foulard entre deux shootings, elle révèle toute sa puissance. Je capte cet instant. Cette image en coulisses sera ma préférée.
07 - Julie BRETENET [21]

07 - Julie BRETENET [21]

Il y a des cicatrices que l’on ne devrait jamais cacher. Elles ne sont pas des failles. Elles sont des lignes de vie. Comme les branches portent la mémoire des saisons, elles racontent ce que le corps a traversé. Les arbres ne cachent jamais l’endroit où la vie les a obligés à repousser. Alexandra est une artiste. Elle a commencé à créer dans un squat parisien, sur des murs oubliés. Elle y a laissé ses premières traces, puis a continué son chemin. Le feu a traversé sa vie à plusieurs reprises. Il a laissé des cendres. Elle, pourtant, a recommencé. Comme le phénix, elle renaît. Aujourd’hui, une nouvelle trace est apparue sur son corps. Une cicatrice. Elle ne demande ni à être cachée, ni à être admirée. Elle existe. Comme une branche marquée par les années, elle porte la mémoire de ce qu’elle a traversé. La branche prolonge cette ligne sur sa peau. Et sur cette branche, un oiseau se pose. Il n’efface rien. Il ne répare rien. Il est simplement là., prêt à un nouvel envol. Comme elle.
06 - Alison BOUNCE [83]

06 - Alison BOUNCE [83]

« Une lueur d'espoir dans la tempête. C'est sur ce thème que je voulais écrire, pour porter l'intensité de cette photo d'Alison. Parce qu'en quelques jours, tout a changé. La récidive. Ce mot qui fait peur, qui paralyse, qui remet en question tous les projets pour lesquels on se bat. Le ciel se referme d'un coup. À quoi bon avoir tenu, s'être battue, puis eu la force de laisser les armes derrière soi ? Et puis, de nouveau, l'espoir. Parce que ma vie, même loin du calme plat, mérite cette lueur qui jaillit. Avant mon premier cancer, j'aurais aimé qu'on me dise la vérité : l'après serait semé d'embûches et de doutes. Et que la vie continuerait à être belle, autrement que prévu, et que les amitiés, les amours, les rires, n'en seraient que plus forts. Aujourd'hui, quelques jours après l'annonce, je décide de dompter la tempête. Je veux vivre, je vais vivre. L'espoir avec un grand E, celui qui déplace des montagnes et fait d'une vie « pas comme prévu » une vie magnifique. – La modèle





 
  • Paris Photo
  • Picto
  • Teva
  • Marieclaire
  • FUJIFILM
  • Sncf
  • Polka
logo rose
Facebook  Twitter  Instagram
Utilisation des cookies
Ce site utilise des cookies, petits fichiers enregistrés sur votre terminal lors de votre visite sur le site d'une durée de vie de 30 jours.
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez que des cookies soient utilisés afin de réaliser des statistiques d’audience, d’améliorer votre expérience d’utilisateur et de vous offrir des contenus personnalisés. En savoir plus sur le paramétrage des cookies.